Mozart figure parmi les plus grands de tous les compositeurs de musique classique européenne, avec notamment Johann Sebastian Bach et Ludwig van Beethoven. Il toucha à tous les genres de musique : plus de 40 symphonies, 15 opéras, des œuvres sacrées (dont le célèbre Requiem), une trentaine de concertos (pour flûte, clarinette, cor, basson, violon, piano,...), de la musique de chambre (sonates, trios, quatuors, quintettes,...), etc. D’une productivité extraordinaire, l’œuvre de Mozart est indexée dans le catalogue Köchel qui regroupe près de 630 pièces !
La famille Mozart arrive à Paris le 18 novembre 1763. Comme d’habitude, et ça devient lassant, le succès l’attend. De plus, une personnalité allemande très en vue à l’époque, le baron Grimm (et ce n’est pas un conte...), va soutenir les jeunes talents, leur ouvrant les portes des salons du beau monde. Le 10 avril 1764, ils quittent Paris pour Londres.
Une anecdote lors du passage à Rome est restée célèbre. La Chapelle Sixtine possèdait "en exclusivité" le miserere d’Antonio Allegri, joyau de la musique d’alors. Il était bien sûr interdit de reproduire cette pièce sous peine d’excommunication. Mozart, de mémoire, copie la partition à la fin de l’audition et corrige le lendemain les quelques erreurs de la veille !
Leopold et Wolfgang profitent d’un voyage de l’archevêque à Vienne pour l’accompagner mais ils reviennent à Salzbourg le 30 septembre 1773. Mozart pourra alors composer calmement jusqu’à la fin 1774, date à laquelle il termine La Finta Gardiniera pour Munich. Le 13 janvier 1775, dans cette ville, elle remporte un succès extraordinaire. Wolfgang compose également la Missa brevis (K.220) et finit par rentrer le 6 mars. Il restera à Salzbourg deux ans et demi et compose sans arrêt (surtout de la musique religieuse pour ses fonctions à la cour de Salzbourg, mais aussi les magnifiques concertos pour violon num.1 à 5, et le concerto pour piano num.9 qui est l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre).
Au début 1777, la situation devient insoutenable pour Mozart. Le 23 septembre, il part en voyage avec sa mère, l’archevêque ayant refusé la permission à son père. Après être passés à Munich, ils arrivent à Mannheim. En janvier et février 1778, Mozart s’éprend d’Aloysia Weber, fille d’un chanteur et violoniste (lui-même oncle de Carl Maria von Weber). Amoureux, il ne désire plus partir et conçoit des projets farfelus que son père stoppera net. Le 23 mars 1778, ils quittent Mannheim. À Paris, les Mozart renouent avec le baron Grimm, et une nouvelle symphonie, Paris (K.297), connaît beaucoup de succès.
Mais Mozart n’est pas réellement heureux dans cette ville : le milieu musical est divisé par la célèbre querelle entre les partisans de Christoph Willlibald Gluck et ceux de Niccolo Vito Piccinni. De plus, le trois juillet 1778, suite à une typhoïde, sa mère meurt. Il faut dire que Mozart la laissait souvent seule dans une maison inconfortable durant des jours entiers... Le compositeur quitte la ville le 26 septembre, passe par Nancy et Strasbourg, et arrive à Mannheim le 6 novembre. Au grand dam de son père qui le presse de rentrer pour occuper à nouveau sa charge à Salzbourg, il reste plus d’un mois dans cette ville, bien qu’ayant retrouvé une Aloysia froide et indifférente. Il est de retour à Salzbourg le 15 janvier 1779.
Endetté, fatigué, malade, etc., Mozart voit aussi mourir l’empereur Joseph II (son successeur Leopold II n’aime ni Mozart ni les francs-maçons), ainsi que le départ de Joseph Haydn pour Vienne. L’année 1790 fut d’ailleurs très peu productive.
Parmi les grands compositeurs, Mozart est le seul à avoir abordé tous les genres musicaux avec le même intérêt et le même génie. Il a laissé pour chacun d’entre eux des oeuvres grandioses (Requiem, Don Giovanni, ...) et fut le premier à revendiquer la liberté d’expression. Il a énormément influencé ses successeurs. Sa mort à trente cinq ans est une grande perte pour la musique. On imagine la quantité des œuvres qu’il aurait laissées s’il avait pu vivre assez longtemps pour rivaliser avec Ludwig van Beethoven et Joseph Haydn, son grand ami.
La plupart des gens considère que la qualité de la musique de Mozart est due à une sorte de "génie créateur". Il s’avère en fait que Mozart travaillait énormément pour ses compositions, même s’il avait sans aucun doute des facilités, et qu’il est assez improbable qu’il ne faisait que "rentranscrire sur le papier" les pièces qu’il aurait composées au préalable dans sa tête.
De la même façon, les personnes qui assimilent systématiquement la musique de Mozart à une musique facile ou légère ne sont pas forcément dans le vrai : il suffit pour s’en convaincre d’écouter son Dies Irae (du Requiem) ou son opéra Don Giovanni...
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