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Dance 101

Styles de danse : une introduction

Il y a une grande variété de styles de danse au Canada et dans le monde. Voici une introduction à plus de quarante styles de danse traditionnels et classiques que vous verrez peut-être sur scène et que vous aborderez en furetant les Artsvivants.ca. Nous présentons vingt-quatre styles, ainsi que des informations additionnelles sur des variations de certaines de ces formes. La majorité des styles ci-dessous relève de la danse théâtrale, qui a pour but premier la présentation publique. D’autres styles ont un rôle social plus général mais s’adaptent néanmoins au format du spectacle.

Information connexe : apprenez sur le pourquoi de la danse.

Pour en savoir plus sur ces styles et sur d’autres, explorez les Artsvivants.ca, rendez-vous à votre bibliothèque municipale et surtout, allez voir la danse en spectacle!

Les danses suivantes figurent dans cette introduction :

le baladi

Le baladi, aussi appelé raqs sharqi, est traditionnellement une danse solo pour femme. Provenant de l’ère pré-Islamique, ce style de danse du Proche-Orient était jadis enseigné par la famille et présenté lors de fêtes. Dans les cours islamiques du 10e et du 11e siècle, et dans les cours de l’empire ottoman du 18e siècle, le baladi est devenue une forme classique plus codifiée. Reconnu par les mouvements de hanches sinueux et rythmiques et les mouvements ondulants des bras, le baladi est populaire dans les cabarets depuis le 19e siècle. Depuis les années 1970, les formes traditionnelles connaissent un essor parmi les danseurs amateurs et professionnels.

L’Arabesque Dance Company présente des danses du Proche-Orient, y compris le baladi. (Site Web en anglais.)

le ballet

Le ballet est un style de danse théâtrale qui a une technique codifiée. Issu des productions de la cour à la Renaissance, le ballet connaît un essor lors du règne de Louis XIV, qui met sur pied l’Académie Royale de Danse en France en 1661, où Pierre Beauchamps établit les cinq positions des pieds.

Parmi les jalons importants au 19e siècle, il y a le travail de pointe (l’équilibre sur le bout des orteils), et l’émergence de la première danseuse ou danseuse étoile, représentée par Marie Taglioni et Fanny Elssler. À la rencontre des 19e et 20e siècles, la Russie devient le centre de productions et de spectacles de ballet grâce au travail des artistes novateurs Serge Diaghilev, Anna Pavlova, Vaslav Nijinsky, Marius Petipa et Michel Fokine. Depuis, le ballet est présenté sur des scènes et dans des écoles de danse partout dans le monde.

Le ballet s’impose au Canada quand les écoles de danse envoient les groupes d’interprètes aux six festivals Canadian Ballet qui ont lieu entre 1948 et 1954. La première compagnie professionnelle au Canada, le Royal Winnipeg Ballet, est mise sur pied en 1939. Le Ballet national du Canada est fondé en 1951, suivi en 1955 par Les Ballets Chiriaeff, qui devient Les Grands Ballets Canadiens en 1957, renommé, par après, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal.

  • Rencontrez les artistes : Apprenez sur des artistes notoires du ballet, canadiens et étrangers, mis en vedette sur ce site Web.
  • Regardez des interviews avec les grandes figures du ballet Celia Franca, Karen Kain, Veronica Tennant, André Lewis et Jean Grand-Maître.
  • Regardez des vidéos de Veronica Tennant, ainsi qu’une vidéo qui présente la ballerine Evelyn Hart.

Depuis ses débuts dans les années 1600, le ballet se diversifie. Voici quelques styles parmi les nombreux qui existent :

  • Le ballet d’action raconte une histoire, souvent tragique, par le biais de la danse et du mime. Jean-Georges Noverre de la France et Gasparo Angiolini d’Italie ont chacun mis au point le ballet d’action au 18e siècle.
  • Le ballet jazz est une fusion contemporaine du vocabulaire technique du ballet classique et des éléments du style de danse jazz.
  • La compagnie bjm_danse du Canada est un chef de file international du ballet jazz depuis 33 ans.
  • Les comédies-ballets étaient des pièces comiques qui comptaient beaucoup de musique et de danse. Le dramaturge français Molière a écrit de nombreuses comédies-ballets pour divertir Louis XIV et la cour. Le Bourgeois gentilhomme, une collaboration entre Molière et le compositeur Jean-Baptiste Lully, présentée en première en 1670, en est un exemple connu.
  • Des interprètes chaussés de patins dansent sur une patinoire dans un ballet sur glace. Contrairement à la danse de compétition sur glace, le ballet sur glace a pour seul but le divertissement artistique. Le canadien Boris Volkoff est un important contributeur à la chorégraphie de ballet sur glace dans les années 1930 et 1940.
  • Les Balles sur glace de Montréal sont en activité depuis 1994.
  • Le ballet néo-classique est un style du 20e siècle, surtout rapporté à George Balanchine et à ses créations pour le New York City Ballet. Le ballet néo-classique puise dans le vocabulaire du Ballet impérial de la Russie du 19e siècle mais délaisse le récit détaillé et les luxueux décors théâtraux.
  • Le ballet psychologique, mis en œuvre par le chorégraphe britannique du 20e siècle Antony Tudor, révèle la psychologie des personnages et explore les thèmes comme le deuil, la jalousie, le rejet et la frustration.
  • Le ballet rock se rapporte à un ballet dansé sur de la musique rock. En 1970, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal présente Tommy, créé par Fernand Nault sur l’opéra rock du même nom du groupe The Who.

Consultez aussi les rubriques ballet classique et ballet romantique.

le break dance

Le break dance, une danse solo athlétique, provient des rues des États-Unis. Le vocabulaire de base du break dance compte le « top/up rock », le « breakdown », le travail de pied, le « freeze », ainsi que les tours acrobatiques et les « power moves ». Le « body popping », une série de gestes rapides traversant le corps qui alternent avec des suspensions, crée un effet robotique.

Afin de connaître un succès, le b-boy ou la b-girl (l’appellation des interprètes du break dance), doit pouvoir improviser en se servant du vocabulaire de base pour créer un style personnel, un « freestyle ». La culture du break dance accorde une grande importance à la compétition, ou le « battle ». Les danseurs s’affrontent soit en tête-à-tête, c’est-à-dire qu’un interprète est en compétition directe avec un autre, soit en compétition de group ou « crew battle », c’est-à-dire qu’une équipe travail ensemble, réunissant les improvisations solo et les chorégraphies de groupe. Transposer la danse de rue sur scène présente un grand défi, soit celui de préserver un esprit de spontanéité et d’improvisation.

Consultez aussi la rubrique hip hop.

le butoh

Le butoh décrit un art de la scène contemporain et révolutionnaire issu du Japon dans les années 1950 et 1960 dans l’après-guerre de la Seconde Guerre mondiale. Tatsumi Hijikata et Kazuo Ohno sont les principaux auteurs du butoh. Renonçant à la danse occidentale et aux danses classiques japonaises, les premiers artistes du butoh cherchaient une forme d’expression primale. Typiquement, l’interprète de butoh est à moitié nu, couvert de maquillage blanc et il a la tête rasée; il préfère des mouvements extrêmement lents. Sankai Juku est une troupe de butoh japonaise de la deuxième génération qui fait des tournées internationales.

À Vancouver, Barbara Bourget et Jay Hirabayashi de Kokoro Dance présentent des pièces inspirées du butoh. (Site Web en anglais.)

la capoeira

La capoeira est simultanément un art martial et un style de danse du Brésil, caractérisée par des manœuvres de combat acrobatiques et des pas de danse athlétiques. Elle est désignée un sport national au Brésil, où elle est enseignée à l’école et présentée en spectacle comme compétition entre adversaires. Jadis dansée uniquement par les hommes, la capoeira est maintenant ouverte aux femmes. Le style exerce une influence considérable sur certaines créations en danse moderne.

  • Grupo Axé Capoeira à Vancouver est une organisation meneuse de la capoeira. (Site Web en anglais.)
  • Capoeira Québec est un site de référence francophone.
la danse à claquettes

La danse à claquettes a été vue pour la première fois aux États-Unis à la fin du 19e siècle. Le nom vient du son que produisent les petites plaques de métal attachées sous les chaussures du danseur. Grâce au rythme enjoué et rythmique qu’il exécute, l’interprète est non seulement danseur, il est aussi percussionniste. En solo, il y a souvent une section improvisée dans la danse à claquettes, qui peut être comparée à un solo d’un percussionniste de jazz. Les danseurs à claquettes sont reconnus pour leur « voix » ou leur style de claquettes distincts. Le Canadien William Orlowski est un danseur de claquettes renommé.

  • Turn On the Tap est une compagnie basée à Toronto sous la direction de Paula Skimin. (Site Web en anglais.)
  • La Vancouver Tap Dance Society présente un festival annuel de danse à claquettes. (Site Web en anglais.)
la danse aérienne

La danse aérienne se rapporte à une production théâtrale interprétée par un danseur suspendu en l’air grâce à de l’équipement comme de la corde, un long morceau de tissu, un harnais ou un trapèze. Contrairement au cirque, la danse aérienne donne la préséance à la vision artistique plutôt qu’à la virtuosité des manœuvres.

La compagnie Aeriosa Dance se retrouve souvent dans des environnements en hauteur inattendus, voire les toits de gratte-ciel. (Site Web en anglais.)

La danse africaine

La danse africaine regroupe de nombreuses danses traditionnelles et modernes, ainsi que de nombreux styles différents à travers le continent. En Afrique, la danse est intimement liée à la musique, au mime, au conte, au costume et au rituel. Traditionnellement, les enfants africains, qui apprennent à jouer le tambour et à danser dès qu’ils apprennent à marcher, participent à des cérémonies publiques auprès des adultes. Souvent, un dialogue « appel et réponse » se déroule entre danseurs, percussionnistes et spectateurs. Ainsi, toutes les parties sont essentielles à l’événement dansé.

  • Zab Maboungou, la directrice artistique de Nyata-Nyata, interprète et enseigne la danse africaine, en plus d’écrire sur le sujet.
  • Vincent Sekwati Koko Mantsoe conjugue la danse africaine traditionnelle et la danse contemporaine pour créer un style de danse fusion africaine qui lui est propre.
la danse afro-caraïbe

Les racines de la danse afro-caraïbe proviennent et de la danse africaine, et des influences multiculturelles de la danse des Caraïbes, voire des peuples africains, chinois, espagnols, sud asiatiques et indigènes des Caraïbes. La danse afro-caraïbe est typiquement joyeuse et libre, et elle est souvent accompagnée de musique des Caraïbes, de la Jamaïque, du highlife, du jazz ou du soul. Aux débuts des années 1930, l’afro-américaine Katherine Dunham a mis sur pied une compagnie de danse moderne très influencée par la culture afro-caraïbe.

Patrick Parson de la compagnie Ballet Creole crée des danses afro-caraïbes contemporaines. (Site Web en anglais.)

La danse azerbaïdjanaise

La danse azerbaïdjanaise puise ses racines dans les diverses cultures de la région. Limitrophe à la Russie, à l’Arménie et à l’Iran, l’Azerbaïdjan tient une riche tradition de danses folkloriques pour les hommes et les femmes. Ces danses mettent l’accent sur l’expression, l’ambiance et, à l’occasion, les thèmes animaux. Elles sont souvent accompagnées de musique d’instruments à vent et de percussions.

La Sashar Dance Company présente de la danse azerbaïdjanaise. (Site Web en anglais.)

la danse brésilienne

Il y a de nombreux styles différents de danse brésilienne dans chaque région du Brésil. La danse brésilienne est souvent influencée par les danses et cultures africaines. L’ardente samba brésilienne et son importance au carnaval annuel sont reconnues internationalement. La danse au Brésil est intimement liée à la spiritualité et est influencée par des religions telles que le Batuque, communément appelé Candomblé.

Consultez aussi la rubrique capoeira.

Au Canada, le Newton Moraes Dance Theatre présente une fusion de danse brésilienne et de danse contemporaine.

La danse chinoise

La danse chinoise peut être divisée en deux grands styles : minjian wudao (danse folklorique) et gudian wudao (danse classique). Les danses folkloriques recourent à des éléments de théâtre dont le mime et le jeu, et illustrent souvent un court récit. La danse classique d’aujourd’hui est une interprétation contemporaine de la danse ancienne, basée sur la connaissance et la compréhension du vocabulaire de celle-ci.

Un troisième style de danse chinoise est le minzu wuju (danse dramatique nationale), qui met en scène de nouvelles chorégraphies qui réunissent les vocabulaires de la danse chinoise et de la danse occidentale. Parfois, cette danse reflète des événements historiques ou contemporains. The Magic Lantern et The Butterfly Lovers sont deux exemples de minzu wuju.

la danse contemporaine

Danse contemporaine est souvent, au Canada, un terme interchangeable avec danse moderne. Cependant, pour certains, la danse contemporaine désigne précisément la danse issue de la danse moderne mais qui s’éloigne du mouvement moderniste des arts des années 1930.

Rencontrez les artistes : Apprenez sur de grands artistes de la danse moderne et contemporaine mis en vedette sur les Artsvivants.ca.

Regardez des interviews avec des artistes de danse contemporaine, y compris Édouard Lock, Ginette Laurin, Louise Lecavalier et les directeurs artistiques de The Holy Body Tattoo, Noam Gagnon et Dana Gingras.

la danse coréenne

La danse coréenne se divise en danse traditionnelle de la cour, en danse folklorique et rituelle, et en danse moderne. Les danses de la cour sont lentes, altières et élégantes avec des gestes retenus et équilibrés. Les danses folkloriques comptent la danse et la musique des agriculteurs et les danses-théâtres masquées, tandis que les danses rituelles incluent les danses confuciennes et bouddhistes.

De nombreuses danses traditionnelles ont été perdues durant l'époque coloniale japonaise et les premières années chaotiques de la République. À partir des années 1980, l'intérêt pour ces danses revient et le gouvernement désigne plusieurs danses de la propriété culturelle intangible , et les interprètes des danses des trésors culturels humains.

En Corée, la danse moderne a vu le jour dans les années 1920. Depuis les années 1980, influencée par la danse coréenne traditionnelle, ainsi que le ballet et la danse moderne de l’occident, la danse moderne coréenne connaît un essor.

la danse des Premières Nations

Les Premières Nations de l’Amérique du Nord jouissent d’une riche tradition de danse. Les danses, presque toujours indissociables des chansons ou de la musique qui les accompagnent, varient beaucoup selon la tribu, l’emplacement géographique de la tribu et le but pour lequel elles sont dansées. Voici quelques styles de danses des Premières Nations.

  • Regardez un court documentaire sur un danseur contemporain des Premières Nations, Byron Chief-Moon.
  • Danse du tambour des Inuvialuits : Après l’arrivée des Européens sur le territoire inuvialuit, de nombreuses chansons et danses traditionnelles, qui servaient à raconter des légendes lors de rassemblement, ont été perdues. Les danseurs et percussionnistes d’Inuvik, sous la direction d’Anciens comme Martha Harry, ont travaillé fort depuis quelques années pour réapprendre l’art de la danse du tambour. Les chansons de la chasse au phoque, de la queue de baleine et du kayak sont trois des danses du tambour présentées aujourd’hui. Certains des mouvements représentent des gestes de harponnement et de kayak; un autre mouvement est un déploiement des bras qui évoque des ailes. Les percussionnistes jouent les tambours, composés d'ivoire, de peau de caribou, de bois et de tendons, en les tournant et en tapant le haut, le bas et le cadre.
  • Pour en savoir plus, consultez danse du tambour des Inuvialuits.
  • Danses iroquoises : Parmi les danses sociales traditionnelles des peuples iroquois, appelées chansons de la terre, il y a la danse du rouge-gorge, du canard, de l’alligator, de l’amitié et de la fumée. Celles-ci sont dansées à tout moment, pour nulle autre raison que le plaisir. Il y a aussi les danses sacrées qui rendent grâce au Créateur, présentées lors de cérémonies qui sont tenues en fonction du cycle de la lune, de la journée la plus courte et de celle la plus longue de l’année, ainsi que d’autres facteurs environnementaux.
  • De nombreuses chansons de la terre sont décrites sur le site Ohw?jagehká (site Web en anglais).
  • Danses de potlatch : Pendant plus de quinze mille années, les Haïdas et d’autres tribus de la côte Pacifique nord-ouest ont dansé lors de leurs potlatchs. Les potlatchs se tenaient pour souligner la naissance, la mort, l’investiture de chefs, le fait d’ériger un totem ou une maison, ou l’acquisition d’héritage. Ces célébrations pouvaient durer plusieurs semaines et accueillir des centaines de personnes. De nombreux cadeaux étaient échangés entre familles.
  • Des masques de cérémonies étaient portés pour les danses traditionnelles, chaque danse et chaque masque ayant une signification particulière. Les danses portant sur le royaume de la mer étaient d’une grande importance puisque les peuples côtiers dépendaient de l’océan pour subsister. Il y avait quatorze différents masques relevant de la mer, dont ceux de l’épaulard, du saumon, du phoque, de l’otarie et du hareng.
  • Pour en apprendre plus sur les potlatchs, consultez une rubrique du Musée virtuel du Canada, ou regardez une photo de la danse d’hiver.
  • Danses du pow-wow : Le pow-wow est un rassemblement de personnes des Premières Nations qui se produit régulièrement aujourd’hui en Amérique du Nord. Le nom est tiré du mot Narragansett powwaw, qui signifie chaman. Un exemple de danse pow-wow est la danse à clochettes pour les femmes, qui vient du peuple Anishnabe de l’Ontario et qui est connue comme une danse de médecine. Des centaines de clochettes, jadis des coquillages, à présent des cônes fabriqués à partir des couvercles de canettes, sont cousues à la robe. Elles produisent des tintements lorsque la danseuse danse en pliant les jambes et en faisant des demi-tours. D’autres danses sont la danse libre du châle d’apparat pour les femmes, la danse du cerceau et la danse traditionnelle.
  • Il y a aussi la danse des herbes sacrées pour les hommes, qui est connue, dans certaines régions, comme une danse de guérison, voulue, par exemple, pour soigner un enfant malade. Le talent et la foi du danseur des herbes sacrées lui confèrent la capacité de guérir. Une autre histoire de l’origine de la danse des herbes sacrées veut que lorsque les danseurs des herbes sacrées étaient appelés au lieu d’un festin ou d’un événement spécial, ils bénissaient le sol en dansant au rythme d’un tambour. Ainsi, ils piétinaient les hautes herbes pour préparer la cérémonie. Le costume est décoré de longues franges de laine, de ruban ou de tissu pour amplifier les mouvements du danseur, des mouvements qui évoquent le balancement de l’herbe lorsque le vent souffle. D’autres danses pour hommes sont la danse du ruban, la danse traditionnelle et la danse du costume d’apparat.
la danse jazz

La danse jazz a été créée par des Afro-américains aux États-Unis au début du 20e siècle. Elle s’inspire de rythmes et de techniques africains, de techniques notamment d’isolation des parties du corps en mouvement. Le nom jazz est employé tout d’abord lors de la Première Guerre mondiale, et dès les années 1920, le jazz est adopté par la société. Sa présence sur film, à la télévision et à Broadway assure un grand public fidèle. Une des premières instances de danse jazz théâtrale est le ballet Slaughter on Tenth Avenue (1936) de George Balanchine. Katherine Dunham et Bob Fosse étaient des chorégraphes américains chefs de fil de la danse jazz.

Decidedly Jazz Danceworks, de Calgary, Alberta, mis sur pied en 1984, est un important promoteur de la danse jazz. 

la danse moderne

La danse moderne se rapporte le plus souvent à la danse théâtrale du 20e siècle qui prend forme aux États-Unis et en Europe. En réaction contre le ballet classique, les précurseurs de la danse moderne commencent à pratiquer la « danse libre », souvent nu-pieds. Aux États-Unis, Loie Fuller, Isadora Duncan et Ruth St. Denis ont mis au point leur style de danse libre, ouvrant la voie pour les pionniers de la danse moderne Martha Graham, Doris Humphrey et José Limón. En Europe, Rudolf von Laban, Émile Jaques-Dalcroze et François Delsarte ont élaboré des théories du mouvement du corps et des méthodes d’instruction qui ont donné lieu à la danse moderne et expressionniste européenne.

Présentement, le terme danse moderne est parfois synonyme du terme danse contemporaine. Cependant, selon certains, la danse moderne est uniquement la danse qui adhère au mouvement artistique du modernisme des années 1930; toute la danse qui vient après, à partir de ces racines, consiste en la danse contemporaine. Consultez aussi la danse post-moderne.

La première compagnie de danse moderne établie au Canada est Winnipeg’s Contemporary Dancers, fondée par Rachel Browne en 1964. Quatre ans plus tard, Patricia Beatty, David Earle et Peter Randazzo ont mis sur pied Toronto Dance Theatre afin de promouvoir la danse moderne au Canada. Il y a maintenant des centaines de compagnies de danse moderne au pays.

Rencontrez les artistes : Apprenez sur des artistes renommés de la danse moderne et contemporaine mis en vedette sur les Artsvivants.ca.

Contrairement au chorégraphe de ballet, qui travaille souvent à partir d’un vocabulaire fixe, le chorégraphe de la danse moderne explore son style de mouvement, crée des mouvements au fur et à mesure et les apprend à des interprètes. Parfois, cela entraîne l’élaboration d’un style ou d’une technique précise. Voici des techniques de plusieurs des premiers chorégraphes de la danse moderne :

  • Cunningham : Dans son travail, Merce Cunningham expérimente avec des méthodes de hasard et explore le mouvement pur, dépouillé d’émotion. Si ses idées et ses approches sont enseignées dans des écoles partout dans le monde, Cunningham préfère que sa méthode ne soit pas codifiée, qu’elle demeure souple. Quelques éléments enseignés dans les classes Cunningham sont la force, la clarté et la précision, ainsi qu’un travail important de la colonne et du torse.
  • Visionnez des extraits de quelques chorégraphies de Cunningham.
  • Graham : Martha Graham a créé la première technique notable indépendante de l’idiome du ballet classique. Son vocabulaire de danse visait à exprimer des expériences et des émotions partagées par tous les humains, plutôt que de fournir des enchaînements décoratifs de mouvements élégants. La technique Graham compte plusieurs mouvements forts et angulaires qui découlent de la contraction et du relâchement musculaire du torse et du bassin de l’interprète. La technique Graham est enseignée dans les écoles de danse partout dans le monde.
  • Horton : Lester Horton a étudié et le ballet, et la danse des Premières Nations des Amériques. Il s’est aussi entraîné auprès d’Alvin Ailey et de l’interprète japonais Michio Ito. Son parcours diversifié lui a fourni une base riche pour son travail de création. La technique Horton est basée sur son enseignement et son style chorégraphique. Elle se distingue par une forte immobilité du torse à partir duquel se déploient des mouvements asymétriques des membres.
  • La technique Horton est enseignée à la Ailey School à New York. (Site Web en anglais.)
  • Humphrey : Doris Humphrey était une chorégraphe prolifique et après ses études à l’école Denishawn à Los Angeles, elle a mis sur pied une compagnie à New York avec Charles Weidman. Son intérêt pour l’action de la gravité sur le corps a mené à l’exploration de la chute et de la reprise, ce qui est devenu un des principes de base de sa technique. Elle croyait que la danse existe dans « l’arche entre deux morts », c’est-à-dire que le corps dansant est dans un état perpétuel de « chute » vers le sol ou de « reprise » dans un balancement ou une récupération contre la force de la gravité.
  • La Limón Dance Company à New York continue à présenter quelques chorégraphies d’Humphrey. (Site Web en anglais.)
  • Limón : La technique Limón est basée sur les chorégraphies et l’enseignement de José Limón, qui a développé les idées de son enseignante Doris Humphrey. Limón a créé de nombreuses pièces reconnues pour la musicalité et le théâtre, qui font partie aujourd’hui du répertoire de la Limón Dance Company. La technique Limón recourt aux principes de l’opposition, de la succession, de la chute et de la reprise vers un état de suspension grâce à l’élan et la récupération. Limón a mis au point un exercice nommé body as orchestra (corps orchestre), dans lequel les jambes, les bras et le torse représentent le son des timbales, des cordes et des vents d’un orchestre, afin d’intégrer différentes qualités dans un mouvement.
  • Le Canadian Children’s Dance Theatre est une compagnie basée sur la technique Limón et offre des classes de sa technique. (Site Web en anglais.)
la danse sud asiatique

La danse sud asiatique, ou la danse indienne, peut être organisée en trois catégories : classique, folklorique et moderne. Les styles classiques sont parmi les styles les mieux préservés et les plus anciens du 21e siècle. Les cours, les temples et la tradition de l’enseignement de guru à élève ont assuré la pérennité de l’art. Dans les régions rurales, la danse folklorique demeure une expression du travail et des rites quotidiens des communautés villageoises. La danse indienne moderne, un produit du 20e siècle, est un alliage créatif des deux premiers styles, qui compte des mouvements libres et des rythmes improvisés qui cherchent à exprimer les nouveaux thèmes et les nouvelles impulsions de l’Inde contemporaine.

Aujourd’hui, la danse classique a quitté les temples et les cours; elle est présentée régulièrement sur scène en Inde et dans le monde. Il y a neuf écoles distinctes de danse classique indienne au 21e siècle. Les voici :

  • Le bharata natyam a été élaboré pendant plusieurs siècles dans les temples du sud de l’Inde. La tradition était transmise de génération en génération sous le système devadasi selon lequel des femmes devaient servir la déité comme danseuses et musiciennes. À présent, les hommes et les femmes pratiquent le bharata natyam, un des styles de danse les plus populaires et présentés le plus souvent. Grâce à la vaste gamme de mouvements et de postures, et au mélange de rythme et d’aspects mimétiques, le style se prête bien à la création expérimentale et à la fusion de styles. Les diplômes universitaires et les cours de cycle supérieur sur la pratique et la théorie du bharata natyam sont offerts dans les grandes universités indiennes.
  • Jai Govinda et Lata Pada sont deux artistes de la danse canadiens qui pratique le bharata natyam.
  • Regardez un interview avec Nova Bhattacharya ainsi que des extraits vidéo de son travail, souvent influencé par le bharata natyam.
  • Kala Bharati est un centre de Bharata Natya à Montréal
  • Le chhau vient de l’est de l’Inde. Le style est d’abord un art martial et comporte des sauts et des gestes vigoureux. Certaines danses chhau utilisent de grands masques stylisés qui illustrent des traits distinctifs d’oiseaux et d’animaux. Il y a aussi des danses héroïques avec épée, arc ou bouclier. Fidèles à l’origine de l’art martial, plusieurs thèmes présentent des héros mythologiques. Avec le temps, les personnages féminins et des thèmes différents se sont ajoutés au style. Le travail de la chorégraphe canadienne Deepti Gupta est inspiré en partie du chhau et du kathak.
  • Le kathak est une danse classique du nord de l’Inde, maintenant populaire dans le monde. Le mot kathak est dérivé du mot katha, qui signifie histoire. Les anciens kathakas, ou conteurs, étaient des poètes itinérants, les premiers à se servir de cette danse pour mieux conter leurs histoires. Le kathak est caractérisé par un travail de pied complexe et des rythmes précis produits par l’interprète grâce à des grelots attachés aux chevilles. Les hommes et les femmes dansent le kathak, qui exprime souvent des thèmes d’amour. L’interprète britannique Akram Khan est connu pour son style qui est une fusion du kathak et de la danse contemporaine.
  • Le kathakali provient de l’état sud indien Kerala, il y a plus de 500 ans. C’est un mélange spectaculaire de théâtre, de danse, de musique et de rite. Des personnages maquillés et costumés de façon extravagante représentent les histoires des épopées hindoues Mahabharata et Ramayana. Le nom vient des racines katha, qui signifie histoire et kali, qui signifie spectacle ou pièce de théâtre.
  • Le kuchipudi tire son origine de ce qui est maintenant l’état d’Andhra Pradesh dans le sud de l’Inde. Historiquement, la danse formait la base des danses-théâtres. Aujourd’hui, elle est présentée en solo ou en groupe. Le kuchipudi met en vedette un travail de pied rapide et rythmique et des mouvements de corps sculpturaux. Il compte aussi le chant et, à l’occasion, le conte. De plus, un mime stylisé avec des gestes de mains et des expressions subtiles du visage se conjugue à un théâtre plus réaliste. Cet amalgame de techniques rend le kuchipudi unique parmi les danses classiques indiennes. Une autre caractéristique particulière est le tarangam, dans lequel l’interprète danse sur les bords d’une assiette en laiton, exécutant des rythmes complexes tout en tenant, à l’occasion un pot d’eau en équilibre sur la tête.
  • Le manipuri, un style doux et élégant, est nommé après Manipur, une région montagneuse du nord-est de l’Inde. Une légende raconte que les dieux ont écoulé un lac dans la région afin d’avoir une aire de danse. Le lai haroba, une danse ritualiste toujours vivante qui illustre la genèse, est considérée comme un précurseur du manipuri. Le répertoire du manipuri inclut le raas leela, qui représente la danse cosmique de Krishna et des vachères. Les interprètes portent de longues jupes brodées et des voiles translucides en dansant des mouvements de balancement. Une haute couronne de plumes de paon caractérise le costume de Krishna. Il y a aussi la danse pung cholam, ou la danse du tambour, dans laquelle l’interprète joue des rythmes rapides sur le tambour en sautant et en tournant.
  • Le mohiniattam est d’origine semblable à sa contrepartie traditionnellement masculine, le kathakali, mais compte plus d’éléments féminins. Le mouvement est lyrique et doux, les gestes des bras et des hanches sont circulaires.
  • L’odissi date du premier siècle av. J.-C. La technique provient des temples de l’état d’Orissa dans l’est de l’Inde. Elle se distingue par une fluidité dans le haut du torse, ainsi qu’un travail des poignets et des gestes gracieux, juxtaposés à un travail de pied sévère. Les danses rythmiques s’appellent batu (fondation), pallavi (éclosion) et moksha (libération). Les danses théâtrales s’appellent abhinaya. Un aspect important de la danse appelé tribhangi divise le corps en trois parties : tête, buste et torse. Ce concept produit des poses très particulières, plus contorsionnées que celles à la base des autres styles de danse classique indienne.
  • Chitralekha Odissi Dance Creations en Ontario se consacre à la préservation de l’odissi dans sa forme ancienne. (Site Web en anglais.)
  • Le répertoire de la Menaka Thakkar Dance Company comprend des œuvres traditionnelles et contemporaines dans les styles odissi et bharata natyam. (Site Web en anglais.)
  • Le sattriya provient de l’état d’Assam, dans le nord-est de l’Inde. Le sujet de sattriya est souvent une histoire mythologique, et la danse est souvent accompagnée de compositions classiques raga appelés borgeets. Traditionnellement, le sattriya est dansé par des bhokots (des moines) dans leur monastère dans le cadre de leurs rituels quotidiens ou de festivals spéciaux. Aujourd’hui, en plus de cette pratique, des hommes et des femmes qui ne font pas partie d’un monastère présentent le sattriya sur scène.
  • Kala Nidhi Fine Arts of Canada présente un festival annuel de danse sud asiatique à Toronto. (Site Web en anglais.)
  • Regardez de la danse de Roger Sinha, un artiste canadien d’origine arménienne et indienne dont le travail est informé par des références interculturelles.
  • Regardez un bref documentaire sur l’œuvre de Natasha Bakht, une artiste de la danse renommée qui a reçu une formation en bharata natyam, et qui travaille aussi comme avocate.
la danse ukrainienne

La danse ukrainienne aujourd’hui est typiquement enlevante et virtuose. Elle découle de la danse folklorique ukrainienne traditionnelle. Les hommes improvisent de façon compétitive des grands sauts ainsi que des coups de jambes dans une position accroupis, tandis que les femmes dansent des pas lyriques et élégants.

Le Canada compte de nombreuses troupes de danse ukrainienne, y compris  Shumka et Volya Ukrainian Dance Ensemble, les deux basées à Edmonton, Alberta. (Sites Web en anglais.)

le flamenco

Le flamenco découle de cante ou chansons d’Andalousie, Espagne qui expriment les bénédictions et les difficultés quotidiennes. Le flamenco se distingue par un travail de pieds percutant et très nuancé, une colonne bien droite avec le haut du torse qui se cambre à l’occasion, et des bras tenus dans de longues lignes courbes qui cadrent le corps. La danse dégage simultanément la force, la tendresse, l’urgence, la fierté et la résilience. Au départ, les gens dansaient le flamenco dans les rues, les cafés et les maisons lors de festivités comme les anniversaires et les mariages. Il est encore dansé dans ce contexte même si, depuis le 20e siècle, il devient populaire dans les présentations théâtrales.

Les compagnies Esmeralda Enrique Spanish Dance Company de Toronto, Flamenco Rosario de Vancouver et Los Flamencos de Montréal présentent le flamenco au Canada. (Les deux premiers sites Web sont en anglais.)

le hip hop

Le hip hop provient des rues de New York, plus précisément de jeunes hommes hispaniques et afro-américains à la fin des années 1960. Elle s’inscrivait dans la culture hip hop du rap, de la musique scratch et de l’art graffiti. Le break dance est le style le plus connu de la danse hip hop, un style en évolution constante. Une nouvelle extension qui sort de Los Angeles est le krumping, une danse libre, provocante et très énergique dans laquelle les danseurs se touchent parfois et s’appuient l’un sur l’autre. La danse et la musique hip hop ont gagné en popularité internationale à la fin des années 1970 et sont maintenant souvent intégrées à la danse théâtrale.

  • Les HoneyKats utilisent le hip hop dans leurs spectacles. (Site Web en anglais.)
  • Rennie Harris Puremovement est une compagnie qui célèbre la culture hip hop. (Site Web en anglais.)
l’improvisation

L’improvisation, souvent appelée « impro », se rapporte à des mouvements créés spontanément par un ou plusieurs interprètes, avec ou sans instructions précises d’un chorégraphe. Un « jam » en improvisation dansée est comme une séance d’improvisation en musique en ce que les interprètes peuvent entrer et sortir de l’activité pendant que l’improvisation collective suit son cours. Consultez aussi la définition de l’improvisation contact.

[Website icon] The Move Collective organise des jams d’improvisation à Toronto et à Halifax, Nouvelle-Écosse.

l’improvisation contact

L’improvisation contact est basée sur la relation entre deux corps en mouvement, et la force de la gravité, la vitesse, la friction et l’inertie. Steve Paxton est l’inventeur de l’improvisation contact, un style de danse qui a beaucoup influencé nombre de chorégraphes. Au Canada, Peter Bingham de Vancouver, Allen et Karen Kaeja de Toronto, Peter Ryan d’Ottawa et Andrew de Lotbinière Harwood de Montréal sont des experts de l’improvisation contact.

  • EDAM est une compagnie de Vancouver qui présente des œuvres basées sur l’improvisation et qui offre un atelier intensif l’été. (Site Web en anglais.)
  • Le Festival of Interactive Physics offre des ateliers à Toronto. (Site Web en anglais.)
  • L’Association Contact Improvisation se consacre à la promotion de l’improvisation contact dans la région de Montréal.
  • Regardez une vidéo de Andrew de Lotbinière Harwood ou de Steve Paxton.
le tanztheater

Le tanztheater (allemand, « danse théâtre ») est une danse mise en situation dramatique dans laquelle il y a parfois un dialogue. Ce style découle des débuts du style allemand ausdruckstanz (danse expressive) créé par by Mary Wigman. À l’heure actuelle, tanztheater est synonyme du travail de la chorégraphe Pina Bausch.