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Dance 101

Glossaire du vocabulaire de la danse et du théâtre employé sur les Artsvivants.ca

Aussi disponibles aux Artsvivants.ca sont un glossaire de l'anatomie humaine et un glossaire du théâtre, qui compte de la terminologie du théâtre additionnelle.

I. Technique de la danse

Adage  : En ballet classique, une section lente d'un pas de deux ou un exercice dans une classe technique consacré aux mouvements lents et maîtrisés, qui met en vedette l'équilibre et l'extension et qui exige force et assurance.

Adagio  : (italien, « lentement ») La partie d'une classe technique où les interprètes exécutent les exercices pour l'équilibre et le mouvement soutenu ; une composition musicale interprétée à un tempo lent.

Alignement  : La création d'une harmonie dans le corps afin que les bras et les jambes forment des lignes ininterrompues sans gêner le torse.

Allegro : (italien) La partie d'une classe technique, divisée en petit allegro et grand allegro, où les interprètes exécutent des exercices de sauts, de tours et de déplacements ; une composition musicale interprétée à un tempo rapide, animé.

Arabesque : En ballet classique, une position dans laquelle l'interprète se tient sur une jambe tandis que l'autre jambe et les bras s'allongent loin du centre du corps, vers le haut ; aussi, la position des bras relativement aux jambes. Comme avec les positions de pieds, chaque arabesque se distingue par un nombre, soit première, deuxième et troisième arabesque.

Ballon : La capacité de rester en l'air lors de sauts et de mouvements en l'air ; l'apparence d'apesanteur.

Barre : Une barre horizontale attachée au mur ou sur pied, sur laquelle l'interprète s'appuie pour le réchauffement, l'étirement ou les exercices « à la barre ». Les exercices à la barre comme les pliés, les battements et les ronds de jambe forment la première partie d'une classe de ballet traditionnelle ; ils sont la base même de la technique.

Battement : En ballet classique, le battement d'une jambe tendue ou fléchie.

  • Le battement tendu est une extension de la jambe de travail loin de la jambe de support, de la première ou de la cinquième position le long du sol jusqu'à la pointe tendue du pied au sol.
  • Le battement dégagé (ou battement glissé ou battement tendu jeté) commence et finit de la même façon que le battement tendu sauf que le pied quitte le sol pour atteindre une hauteur d'environ 15 cm après avoir passé par la pointe tendue.
  • Le battement fondu est une flexion soutenue de la jambe de travail et de la jambe de support alors que l'orteil de la jambe de travail touche la jambe de support (à l'avant, sur le côté ou à l'arrière de la jambe, soit juste au-dessus de la cheville, soit à mi-jambe) et une extension des deux jambes, la jambe de travail atteignant la pointe tendue à terre ou en l'air.
  • Comme dans le battement fondu, la jambe de travail fléchit lorsqu'elle rentre vers la jambe de support dans un battement frappé. Toutefois, dans un frappé, le pied fléchit lorsqu'il touche la jambe d'appui (à l'avant, sur le côté ou à l'arrière de la jambe, soit juste au-dessus de la cheville, soit à mi-jambe), et la plante du pied frappe le sol alors que la jambe dégage, atteignant la pointe tendue à terre ou en l'air.
  • Le petit battement est un battement accentué de la jambe de travail, le pied soit fléchi, soit pointé, contre la jambe du support, à l'arrière ou à l'avant.
  • Le grand battement commence et finit de la même façon que le battement tendu sauf que la jambe de travail quitte le sol et atteint une hauteur de 90° (un angle droit entre la jambe de travail et la jambe de support) ou plus après avoir atteint la pointe tendue.

Tous les battements peuvent être exécutés en croix, c'est-à-dire que la jambe de travail dégage devant, à la seconde et derrière. Ils se font avec la jambe de support en plié ou en élevé, donc avec le talon de la jambe de support levé loin du sol.

Contraction  : Le creusement et le resserrement des muscles du tronc.

Corps de ballet : En ballet classique, les interprètes qui n'ont pas de rôles principaux et qui dansent dans les scènes de groupes et d'action. Dans les ballets narratifs, les membres du corps de ballet interprètent les rôles de paysans, d'invités du mariage et de cygnes.

Enchaînement : Une séquence de mouvements liés les uns aux autres.

En dehors : Une rotation des jambes initiée par le bassin ; les deux côtés du corps s'œuvrent contre la colonne à partir des hanches.

Extension : L'étirement des membres ou du torse.

Improvisation : Des mouvements créés spontanément par un ou plusieurs interprètes avec ou sans des instructions précises. L'improvisation contact est une forme de composition spontanée basée sur la réaction d'un interprète au contact physique d'un autre interprète. Steve Paxton est l'inventeur de l'improvisation contact.

Improvisation structurée : Une improvisation dans laquelle il y a des idées ou des instructions pour structurer la création spontanée.

Inversion  : Un mouvement qui place le corps à l'envers.

Isolation  : Un mouvement précis d'une seule partie du corps à la fois.

Pas de deux : En ballet classique, un enchaînement ou une danse pour deux interprètes.

Penché  : En danse moderne, un mouvement comme une arabesque sauf que le torse s'incline vers le sol, dans la direction opposée à celle de la jambe en extension

Pirouette : Une révolution du corps sur une jambe. La pirouette s'exécute en dehors (en tournant contre la jambe de support) ou en dedans (en tournant vers la jambe de support).

Plié  : En ballet classique, la flexion des genoux. Il y a le demi-plié, pendant lequel les talons demeurent au sol, et le grand plié, pendant lequel les talons quittent le sol (à l'exception de la deuxième position des pieds) au point maximum de la flexion des genoux.

Port de bras : En ballet classique, les mouvements des bras autour du corps.

Positions des pieds : En ballet, il y a cinq positions de base des pieds, toutes avec les pieds en dehors :

  • En première position, les talons se touchent et les deux pieds pointent vers l'extérieur.
  • En deuxième position, les pieds sont sur une ligne, mais les talons sont séparés et le poids est réparti de façon égale sur les deux pieds.
  • En troisième position, un pied chevauche l'autre pour que le talon du pied devant repose contre l'astragale du pied derrière.
  • En quatrième position, un pied est devant l'autre, mais les pieds sont séparés et le poids et réparti de façon égale sur les deux pieds. Dans une quatrième position ouverte, les talons sont sur une ligne. Dans une quatrième position fermée, les talons se chevauchent.
  • En cinquième position, les pieds se chevauchent pour que l'orteil du pied devant repose contre le talon du pied derrière et le talon du pied devant repose contre l'orteil du pied derrière.

En danse contemporaine, les pieds sont parfois en parallèle (c'est-à-dire qu'ils ne sont pas en dehors) en première, deuxième et quatrième position, et même parfois en cinquième position.

Réchauffement : Les mouvements et étirements exécutés avant ou en début de classe ou avant un spectacle pour préparer le corps à faire des mouvements exigeants et pour éviter les blessures.

Récupération : Les mouvements et étirements exécutés après ou à la fin de la classe ou après un spectacle pour relâcher la tension dans le corps et éviter les blessures.

Repérage (spotting en anglais) : Fixer un point lors de tours afin de rester orienté dans l'espace.

Révoltade : (barrel jump en anglais) Un saut tournant pendant lequel le corps en l'air est parallèle au sol.

Rond de jambe : En ballet classique, le mouvement de la jambe de travail qui décrit un cercle. Il y a deux sortes de rond de jambe :

  • À terre ; le pied pointé de la jambe de travail trace un cercle en dehors (de l'avant à l'arrière du corps) ou en dedans (de l'arrière à l'avant du corps), passant chaque fois par la première position des pieds.
  • En l'air ; soit petit, avec la jambe de travail tendue à quelques centimètres du sol, ou grand, lorsqu'elle est à 90° (formant un angle droit entre la jambe de travail et la jambe de support). Un rond de jambe en l'air peut aussi être un mouvement isolé de la jambe de travail à la seconde en l'air : la cuisse ne bouge pas, le genou fléchit et les orteils décrivent des cercles rapides en l'air.

Sauté : En ballet classique, un saut.

Spiral e : Une rotation du torse autour de l'axe central, soit la colonne.

Techniques de ballet : Il y a plusieurs différentes techniques ou méthodes de ballet classique. L'élève en danse qui étudie une technique apprend des exercices précis selon son niveau et passe un examen annuel. Les trois techniques de ballet les mieux connues au Canada sont : Cecchetti, russe ou Vaganova et Royal Academy of Dance (RAD).

  • La méthode Cecchetti est instaurée par la Cecchetti Society et fondée sur l'enseignement du grand maître de ballet italien Enrico Cecchetti.
  • La technique russe ou Vaganova est nommée en souvenir d' Agrippina Vaganova, qui était directrice artistique du Ballet Kirov pendant plusieurs années. La technique, dérivée de l'enseignement de Vaganova, est au cour du programme scolaire à la Royal Winnipeg Ballet School et à l'École nationale de ballet.
  • La technique RAD a été mise au point en Grande-Bretagne et elle est la plus enseignée dans les écoles de danse communautaires au Canada.

Le nom des pas et des positions du corps diffère parfois d'une technique à l'autre. Par exemple, une même position de bras s'appelle « cinquième en bas » dans la technique Cecchetti, « préparatoire » dans la technique Vaganova et « bras bas » dans la technique RAD.

Travail au centre : L'ensemble des exercices exécutés loin de la barre, au centre du studio. Le travail au centre inclut les exercices adage et allegro.

Travail de pied : Des mouvements de pieds isolés et souvent complexes, comme dans le flamenco, la danse de variété ou le bharata natyam.

Tour en l'air  : Un saut où le corps effectue une révolution en l'air.

II. Terminologie du théâtre

Accessoires : Objets sur la scène ou transportés par les interprètes.

Aire d'accueil  : L'entrée, le foyer et les fauteuils d'un théâtre.

Appel d'un cue ou d'un spectacle : Les instructions que le régisseur donne aux interprètes lors d'un spectacle.

Arrière-scène : L'espace hors scène, y compris les coulisses, les loges, les cabines de régie et le salon vert. Aussi, face au public, l'aire de la scène la plus éloignée du public.

Baisser de rideau : La fin d'un spectacle ou d'une série de spectacles.

Cadre de la scène  : La cadre du plateau à l'avant-scène.

Champ de vision : La partie de la scène visible au public.

Châssis : Une pièce de décor composé d'un cadre en bois ou en acier couvert de bois ou de canevas.

Cintres ou passerelle de cintres : L'espace au-dessus de la scène où est rangé le décor, à l'extérieur du champ de vision du public.

Conception scénique  : La création de décors scéniques, aussi appelée conception de décors.

Coulisses : Toiles ou châssis sur les côtés de la scène qui forment des corridors pour faciliter les entrées et les sorties de scène. Les coulisses dissimulent aussi les interprètes et l'équipe technique hors scène.

Cue  : (anglais, prononcé kiou ) Pour la danse, un signal verbal, visuel ou musical qui déclenche une section ou un mouvement ; pour les éclairages, une combinaison particulière de lumières, de couleurs et d'intensités. Aussi, une instruction donnée par le régisseur.

Cyclorama : Une toile de fond suspendue à l'arrière-scène sur laquelle de la lumière est projetée.

Enchaînement  : Une répétition sans interruption d'une pièce finie.

Équipe technique : Les techniciens qui travaillent en coulisses pendant un spectacle.

Équiper le décor : Monter et fixer les lumières ou les décors à des barres suspendues au-dessus du plateau dans la passerelle de cintres.

Lieu de diffusion : Où le spectacle a lieu, au théâtre ou ailleurs.

Loge : Une pièce à l'arrière-scène où l'interprète prépare son costume, sa coiffure et son maquillage avant, pendant et après le spectacle.

Mise en place  : Le placement des interprètes sur scène par rapport à l'action, aux décors et à eux-mêmes pour qu'ils soient dans le champ de vision optimal pour le public.

Monter : Accrocher des décors, des lumières et des accessoires au-dessus du plateau.

Passerelle  : Dans un théâtre, un pont au-dessus de la scène d'où les lumières, cordes et câbles sont accrochés [voir cintres ou passerelle de cintres.]

Plan d'éclairage : Un diagramme ou une représentation schématique de la position et de l'intensité des lumières.

Rappel : Lorsque les rideaux s'œuvrent après le spectacle et les interprètes saluent le public.

Répétition générale  : La dernière répétition avec tous les costumes, décors et éclairages avant la première.

Salle : L'aire du théâtre dans laquelle le public s'assoit pour regarder le spectacle. Aussi, une façon de désigner l'ensemble des spectateurs.

Salon vert : Une salle tranquille à l'arrière-scène où l'interprète se repose entre les spectacles et accueille ses amis et sa famille.

Scénographie : Le métier de la conception des éléments scéniques dont les décors, les accessoires et les costumes.

Toile de fond : Une toile suspendue à l'arrière-scène, souvent sur laquelle des décors scéniques sont peints.

Toile : Une pièce de tissu suspendue dans les cintres.

Trappe  : Une partie du plateau qui s'œuvre et se referme, qui permet à un interprète ou à un objet d'apparaître sur scène ou de disparaître de la scène.

III. La scène

Centre : L'espace central de la scène.

Avant-scène : Face au public, l'aire de la scène la plus rapprochée du public.

Arrière-scène : Face au public, l'aire de la scène la plus éloignée du public.

Côté jardin  : Face au public, l'aire de la scène à droite du centre.

Côté cour  : Face au public, l'aire de la scène à gauche du centre.

toile de fond / cyclorama

 

 

arrière-scène

côté jardin

 

 

arrière-scène centre

 

arrière-scène

côté cour

 

 

coulisses

 

côté jardin

 

 

centre

 

côté cour

 

coulisses
 

 

avant-scène

côté jardin

 

 

avant-scène centre

 

avant-scène

côté cour

 

 


<----------------------------- cadre de la scène ----------------------------->

 

 

 

public
 

 

IV. Époques et « ismes »

19e siècle : La période de 1801 à 1900 ; aussi appelé les années 1800. La révolution industrielle, entamée le siècle précédent, continue à prendre de l'ampleur et les inventions comme le téléphone, la photographie, le train à vapeur et l'automobile sont des jalons importants. Carlo Blasis, Fanny Elssler, Filippo Taglioni, Marie Taglioni et Marius Petipa sont tous des innovateurs de la danse au 19e siècle, au cours des époques classique et romantique du ballet.

20e siècle : La période de 1901 à 2000. Le 20e siècle voit une transformation importante dans le mode de vie d'un grand nombre de personnes. Des avancées majeures technologiques, sociales, idéologiques et politiques produisent, entre autres, la télévision, la contraception, le voyage dans l'espace, le téléphone cellulaire et Internet. Les médias de masse et les télécommunications annoncent la propagation de la culture étasunienne partout dans le monde et, grâce aux nouvelles connexions, la création d'un « village mondial ». Le 20e siècle voit l'avènement de la danse moderne et postmoderne, la prolifération du ballet partout dans le monde et la reconnaissance de l'égalité entre les danses du monde et les danses classiques de l'occident.

Ballet classique : Une forme traditionnelle de ballet qui met l'accent sur la technique académique établie ; un ballet qui souscrit au style et à la structure du 19e siècle. La Belle au bois dormant, Casse-Noisette et Le Lac des cygnes sont des exemples de ballets classiques.

Ballet romantique  : L'époque du ballet romantique s'étend du début jusqu'au milieu du 19e siècle, et est souvent qualifiée comme l'« âge d'or » du ballet. Les débuts du ballet romantique se retracent à une prestation de Marie Taglioni dans l'opéra Robert le Diable en 1831. Taglioni est décrite comme étant en état d'apesanteur, détachée du monde. L'année suivant son père Filippo Taglioni crée le ballet La Sylphide pour sa fille et le ballet romantique est né. Les attributs typiques des ballets de l'époque : la femme aérienne et intouchable, l'amour impossible et la tension entre le quotidien et le surnaturel. Les jupes blanches en tulle et les chaussons de pointes accentuent l'illusion de mondes éthérés. Fanny Elssler et Carlotta Grisi comptent parmi les autres grandes ballerines de l'époque.

Bauhaus : Une approche à la création mise au point et enseignée à la Staatliches Bauhaus, une école d'art et d'architecture en Allemagne en activité de 1919 à 1933. L'école prône l'unification de l'art, de l'artisan et de la technologie. Elle a un impact majeur sur l'art, la conception de meubles et l'architecture partout dans le monde puisque nombre de ses figures importantes, dont Walter Gropius, Hannes Meyer et Mies van der Rohe ont échappé au régime nazi ou ont été exilés. Le chorégraphe Oskar Schlemmer, qui se joint à la faculté de l'école Bauhaus en 1921, est connu pour son style de mouvement Bauhaus appelé « danse architectonique ».

Classique : (nom) Une pièce de musique ou une chorégraphie créée il y a un certain temps, qui représente une époque historique ou qui influence la création aujourd'hui.

Cubisme : Nom inventé par un critique d'art français en 1908 pour décrire un courant artistique d'avant-garde qui a révolutionné la peinture et la sculpture européenne au début du 20e siècle. Dans une œuvre cubiste, le sujet est décomposé et restructuré en formes abstraites afin que plusieurs différents aspects ou faces apparaissent simultanément. Les premiers artistes identifiés cubistes sont Georges Braque et Pablo Picasso. Le cubisme œuvre la voie à de nouvelles tendances dans les arts, telles que le futurisme, le constructivisme et l'expressionnisme. L'œuvre de Léonide Massine, un interprète et chorégraphe avec les Ballets Russes, a été influencé par le cubisme.

En danse, le postmodernisme est une réaction aux premiers élans de la danse moderne. Typiquement, elle met en vedette la déconstruction de récit ainsi qu'une approche pluridisciplinaire à la création et à l'interprétation. Parmi les chorégraphes postmodernes, il y a Trisha Brown, Meredith Monk, Steve Paxton, Yvonne Rainer, Anne Teresa De Keersmaeker, William Forsythe et Paul-André Fortier.

Expressionnisme : La tendance à déformer la réalité pour communiquer un état d'âme ou une angoisse existentielle. L'expressionnisme est démontré dans plusieurs formes d'art, dont la peinture, la littérature, le cinéma, la musique et la danse. Le terme est inventé par l' historien de l'art tchèque Antonín Matejcek en 1910, et désigne le contraire de l'impressionnisme. Parmi les peintres d'importance du mouvement, il y a Wassily Kandinsky, Oskar Kokoschka, Edvard Munch et Egon Schiele. Les romans de Franz Kafka sont souvent décris comme étant expressionnistes, tout comme un mouvement en théâtre au début du 20e siècle en Allemagne, centré autour de Georg Kaiser et Ernst Toller. En musique, Arnold Schoenberg et Anton Webern composent de la musique dite expressionniste. Mary Wigman, une des plus grandes adeptes de la danse moderne allemande, crée aussi des o uvres expressionnistes.

Gesamtkunstwerk : (allemand, « synthèse des arts ») œuvre d'art complète dans laquelle les différents arts s'unissent sur un pied d'égalité pour former un tout harmonieux.

Modernisme : Dans l'optique historique culturelle, les nouveaux styles artistiques et littéraires qui ont émergé dans les décennies avec le début de la Première Guerre mondiale en 1914. Pendant cette période, les artistes ont rejeté les normes traditionnelles de la fin de l'époque victorienne pour se concentrer plutôt sur les questions de progrès, d'innovation et du refus de la tradition. La démarcation entre le grand art et la culture populaire s'embrouille lorsque les produits de la culture de consommation deviennent des icônes culturelles et donnent lieu à l'essor de nouvelles tendances dans les arts et la conception. Les artistes de la danse dont Michel Fokine, Vaslav Nijinsky et Bronislava Nijinska épousent l'esthétique moderniste, délaissant les traditions et les restrictions du ballet impérialiste de leur patrie, la Russie.

Postmodernisme  : Un qualificatif qui s'applique à toute une panoplie de développements en théorie critique, en philosophie, en architecture, en arts, en littérature et en culture qui se caractérisent généralement soit comme produit du modernisme, soit comme commentaire sur le modernisme. L'identification du postmodernisme comme discipline théorique commence dans les années 1980. En général, le postmodernisme met en doute les énoncés sur la vérité, l'éthique et la beauté, les soi-disant « grands récits ».

Romantisme : Un mouvement artistique et intellectuel qui émerge à la fin du 18e siècle et qui met l'accent sur les grandes émotions et la force de l'imaginaire.

Russie tsariste  : Une période de l'histoire russe de l'expansion de l'empire romain sous le règne de Pierre le Grand jusqu'à la fin du règne du dernier tsar, Nicolas II, assassiné au début de la révolution russe en 1917. Des interprètes comme Anna Pavlova, Vaslav Nijinsky et Bronislava Nijinska commencent à être connus internationalement à cette époque.

V. Vocabulaire général de la danse et des arts

Agilité : La qualité ou l'état d'être souple et rapide.

Amateur : Un interprète qui n'a pas encore atteint un niveau professionnel d'expertise ou d'expérience en danse, qui danse parfois par pur plaisir plutôt que pour répondre à un objectif de carrière ; aussi, un interprète qui n'est pas payé pour son travail.

Arlequin  : Une sorte de tapis synthétique, lisse et un peu adhérent, conçu particulièrement pour la danse.

Art visuel : Le dessin, la peinture, la sculpture et la photographie.

Artiste de la danse indépendant : Un interprète qui n'est pas employé régulièrement par une compagnie et qui travaille de projet en projet.

Artiste en résidence  : Un artiste respecté engagé pour créer des œuvres pour une compagnie de danse, un théâtre ou une institution.

Arts de la scène : Les arts présentés sur une scène dont la danse, le théâtre, la musique et l'opéra.

Canon  : Le même mouvement ou un mouvement semblable exécuté par des interprètes un après l'autre.

Chausson de pointe  : En ballet, un chausson spécial renforcé aux orteils qui permet à l'interprète de danser sur la pointe des pieds.

Chour : Interprètes qui n'ont pas de rôles principaux et qui jouent dans les scènes de groupe ou d'action.

Chorégraphie  : Le mouvement et la forme du corps dans l'espace tels que conçus par le chorégraphe.

Collaboration : Lorsque deux ou plusieurs artistes travaillent ensemble lors d'un processus de création.

Collectif : Un groupe d'artistes qui partagent des objectifs artistiques et qui choisissent de travailler ensemble.

Compagnie : Un groupe d'artistes qui, avec l'appui d'une équipe technique, d'une équipe administrative et d'un budget de fonctionnement, créent ou présentent des œuvres sur une base saisonnière.

Conception du décor : La conception de scénographie théâtrale ou de décors ; aussi appelé conception scénique.

Concerto  : Une composition musicale pour orchestre et soliste, par exemple, orchestre et violon.

Conscience cinétique  : La perception sensorielle du corps en mouvement.

Conseil des arts : Un organisme subventionnaire impartial spécialisé en ressources financières pour les arts. Au Canada, il y a un conseil national, ainsi que des conseils provinciaux et municipaux.

Contrat : Un accord tacite et juridique entre deux parties qui précise les conditions particulières d'emploi.

Contrepoint : Un enchaînement de mouvements opposé à un rythme.

Danse de caractère : Danse nationale, du monde ou traditionnelle, souvent dérivée de danses folkloriques européennes.

Danse intégrée : La danse qui intègre des interprètes handicapés.

Danse moderne : Née au début du 20 e siècle, la danse moderne fait surtout référence à la danse dans l'occident. En rébellion contre la technique et la hiérarchie du ballet classique, ainsi que les costumes et les souliers rigides, les précurseurs de la danse moderne pratiquaient la « danse libre ». En Amérique, Loie Fuller, Isadora Duncan et Ruth St. Denis ont perfectionné leur propre style de danse libre, ouvrant la voie aux pionniers américains de la danse moderne Martha Graham, José Limón et Doris Humphrey. En Europe, Rudolf von Laban, Émile Jaques-Dalcroze et François Delsarte ont élaboré des théories sur le mouvement humain et des méthodes d'enseignement qui ont donné lieu à l'émergence de la danse moderne et expressionniste européenne. [ Pour en savoir plus. ]

Danse théâtrale : La danse qui a pour objectif premier la présentation devant un public.

Démontage : Démonter et entreposer les décors, accessoires, éclairages et autres éléments à la fin d'un spectacle.

Distribution  : Tous les interprètes d'une production.

Espace négatif : L'espace autour du corps ou entre plusieurs corps qui n'est pas occupé.

Espace positif : L'espace occupé et utilisé par le corps.

Esthétique : Ensemble des qualités qui constitue les critères de l'appréciation de la beauté  ; aussi, un ensemble de principes qui sous-tend une œuvre d'art.

Étoile  : Rang d'un interprète au sommet de sa carrière et de sa renommée (par exemple, Sylvie Guillem ). Le rang étoile est équivalent au rang de première danseuse et de danseur noble.

Finale : Le dernier enchaînement ou la dernière scène d'un spectacle ; peut compter tous les membres de la distribution dansant avec beaucoup d'entrain ou d'émotion comme lors d'une grande finale.

Imprésario : (italien) Une personne responsable d'obtenir un financement, de choisir une programmation et de regrouper une distribution et une équipe technique pour un divertissement public. Par exemple, Serge Diaghilev était l'imprésario de sa compagnie, les Ballets Russes. Le rôle de l'imprésario ressemble à celui du diffuseur.

Installation : Une œuvre d'art visuel présentée dans une galerie ou un site extérieur, dont les éléments disposés dans l'espace forment un tout.

Interprétation : Les choix que fait un artiste lorsqu'il danse une chorégraphie, qui font en sorte que ses gestes découlent de sa perspective unique.

Intrigue : Une histoire ou un déroulement d'événements qui compose un récit.

Kinesphère : L'espace tridimensionnel dans lequel tous les mouvements du corps ont lieu.

Lyrisme : La capacité de danser de façon poétique avec une intensité d'émotion.

Matinée : Un spectacle le jour, d'habitude l'après-midi.

Mécène : Une personne qui, par souci de favoriser le développement des arts, fait don d'argent ou de temps, achète des billets ou est partisan des arts.

Membre fondateur  : Un membre qui fait partie d'une organisation à ses débuts.

Moderato : (italien) Une composition musicale interprétée à un tempo moyen ou « moderato ».

Motif : Une image ou un thème récurrent.

Muse : Une personne inspiratrice d'un artiste.

Musicalité : La capacité de bien exprimer le tempo et les qualités d'une musique avec le corps.

Musique concrète : Musique composée de sons concrets, quotidiens, enregistrés et ensuite manipulés électroniquement.

Notation  : Une méthode écrite pour la documentation et l'enregistrement du mouvement ; aussi appelée cinétographie. Des exemples sont la Labanotation ou notation Laban (élaborée par les élèves de Rudolf von Laban ) et la notation Benesh (élaborée par Rudolf Benesh).

œuvre in situ : Œuvre créée et présentée dans un lieu non traditionnel.

œuvre signature : Une œuvre qui définit le style d'un interprète ou d'un chorégraphe.

Partition : La pièce ou les pièces de musique sélectionnées pour une chorégraphie particulière ; la gamme de gestes physiques fournit en Labanotation; aussi, les instructions fournies pour une improvisation structurée.

Pas : Un mouvement du corps qui comprend un transfert de poids.

Pédagogie  : Les stratégies, méthodes et philosophies appliquées à l'enseignement.

Phrase : Une courte série de mouvements liés ou un bref passage de musique.

Plancher flottant : Un plancher conçu particulièrement pour être élastique. Un plancher flottant est indispensable pour l'interprète puisqu'il absorbe une partie de l'impact lorsque l'interprète saute ou tombe.

Pow wow : Une réunion ou un rassemblement d'autochtones de l'Amérique du Nord qui compte parfois de la danse et du chant. [ Pour en savoir plus. ]

Première  : Le tout premier spectacle public d'une chorégraphie.

Production : Tous les éléments qui composent un spectacle ou qui se rapportent précisément aux aspects techniques et à l'arrière-scène.

Professionnel : Une personne rémunérée pour son travail, qui a une formation professionnelle ou qui est autodidacte ; le contraire d'un amateur.

Protégé : Un jeune artiste qui a été formé par un artiste senior mentor.

Refus Global : Un pamphlet collectif publié en 1948 par le peintre Paul-Émile Borduas, fondateur du mouvement automatiste.

Remise en scène : Une nouvelle interprétation d'une chorégraphie existante.

Répertoire : Une collection d'œuvres chorégraphiques qu'un artiste ou qu'une compagnie de danse peut interpréter.

Rétrograde : Faire un mouvement en sens inverse de la direction initiale.

Rôle de caractère : En danse, un rôle qui exige une bonne technique dramatique en plus d'une bonne technique en danse.

Soulier de caractère : Un soulier (ou une botte) en cuir destiné à être porté particulièrement pour les danses nationales ou du monde.

Suite  : Une série de compositions musicales qui partagent un thème ou un motif.

Symphonie : Une longue composition musicale pour orchestre divisée en trois à cinq mouvements ou parties.

Tableau  : Une image créée par un groupe d'interprètes immobiles.

Taiko  : (japonais) Un grand tambour.

Technique de scène : Le métier de monter ou de mettre en scène une production, notamment la création de décors, d'accessoires, d'éclairages et de costumes ; le placement des éléments scéniques, y compris les interprètes, le rythme et le temps d'une action ; aussi, l'usage à bon escient des conventions de la scène.

Technique : L'exécution correcte d'un mouvement ; aussi, une variété ou un sous-genre de forme de danse (par exemple, la technique Graham est un sous-genre de la danse moderne).

Trac : Anxiété ou nervosité de l'interprète avant un spectacle ou lors d'un spectacle qui porte parfois atteinte à sa capacité de danser.

Transposition : L'action de changer la tonalité d'une composition musicale.

Troupe : Un groupe d'interprètes, souvent qui fait des tournées.

Tutu : En ballet, une jupe composée de plusieurs rangées superposées de tulle, un tissu léger et rigide. Le tutu romantique tombe entre le genou et la cheville tandis que le tutu classique est beaucoup plus court et se déploie du corps de l'interprète aux hanches.

Virtuosité technique : La capacité d'un interprète à exécuter des mouvements complexes avec clarté, aise et brio.

VI. Ressources complémentaires

Pour de la terminologie de balletadditionnelle, le dictionnaire informatisé d'American Ballet Theatre fournit des définitions en anglais de la technique de ballet : http://www.abt.org/education/dictionary/index.html

Les livres suivants sont aussi recommandés :

Dictionary of Classical Ballet Terminology par Rhonda Ryman, publié par la Royal Academy of Dancing, 1998. Note : comprend les termes équivalents pour les techniques Cecchetti et Vaganova.

Dictionary of Dance: Words, Terms and Phrases édité par Susan Macpherson, publié par Dance Collection Danse Press/es, 1996.

Dictionnaire de la danse par Philippe Le Moal, publié par Larousse, 1999.

International Dictionary of Modern Dance édité par Taryn Benbow-Pfalzgraf et Glynis Benbow-Niemier, publié par St. James Press, 1998.

International Encyclopedia of Dance, éditrice fondatrice Selma Jeanne Cohen, publié par Oxford University Press, 1998.

Les verbes de la danse par Suzanne de Soye, publié par L'Arche, 1991.

Oxford Dictionary of Dance par Debra Craine et Judith Mackrell, publié par Oxford University Press, 2000.

Terminologie de la danse classique par Jacqueline Challet-Haas, publié par Amphora, 1987.