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Rendez-vous artistiques

Biographie

Françoise Sullivan

chorégraphie / Automatistes / « La Danse et l’espoir »

(1925- )

Françoise Sullivan est une pionnière de la danse moderne à Montréal. En plus de ses nombreuses réussites à titre de danseuse et chorégraphe, elle s'est imposée sur la scène internationale comme une artiste visuelle de renom, forte d'une carrière qui embrasse six décennies.

Dans sa jeunesse, elle a étudié les arts visuels à l'École des beaux-arts de Montréal et le ballet auprès de Gérald Crevier. Par la suite, elle s'est produite avec Les Ballets de Québec de Crevier. En 1941, elle a rencontré le peintre Paul-Émile Borduas, chef de file des Automatistes, un groupe d'artistes de Montréal en rupture avec l'esthétique établie et le conformisme social. En 1948, les Automatistes ont publié un manifeste, le Refus Global. Mme Sullivan était au nombre des signataires. Elle a aussi été la seule femme du mouvement à participer à la rédaction du manifeste, dans lequel figurait son texte « La Danse et l'espoir », l'un des premiers essais politiques sur la danse écrits au Canada.

En 1945, Mme Sullivan est partie étudier la danse moderne à New York. Bien qu'elle y ait suivi les classes de nombreux professeurs, elle a surtout fréquenté les studios de Franziska Boas, la fille de l'éminent anthropologue Franz Boas. Mme Sullivan est rentrée à Montréal en 1947. L'année suivante, elle a monté un concert de danse moderne avec Jeanne Renaud, au programme duquel figuraient deux de ses propres créations, Dédale et Dualité, qui sont aujourd'hui reconnues comme des classiques de la danse canadienne.

Dans les années 1950, Mme Sullivan s'est surtout consacrée à élever ses quatre enfants, issus de son mariage avec le peintre Paterson Ewen. Elle a aussi créé des chorégraphies pour la télévision, et s'y est produite à quelques reprises. Dans les années 1960 et 1970, elle a pris congé de la danse pour se concentrer sur la sculpture et l'art conceptuel. Elle est revenue à la danse à la fin des années 1970, lorsqu'une nouvelle génération de danseurs montréalais l'a invitée à reprendre ses pièces antérieures et à en créer de nouvelles.

Au fil de sa longue carrière, Françoise Sullivan a mérité de nombreux prix prestigieux. En 2005, elle a reçu un Prix du Gouverneur général pour les arts visuels et médiatiques.

Pour en savoir plus :

Collectif, Françoise Sullivan, Musée des beaux-arts de Montréal/Éditions PARACHUTE, 2003.

Lindgren, Allana, From Automatism to Modern Dance: Françoise Sullivan with Franziska Boas in New York, Toronto, Dance Collection Danse Press/es, 2003.

Sullivan, Françoise, « Dance and Hope », Canadian Dance: Visions and Stories, publication dirigée par Selma Landen Odom et Mary Jane Warner, Toronto, Dance Collection Danse Press/es, 2004.

---, « La Danse et l'espoir », Refus Global, Paul-Émile Borduas et al, Saint Hilaire, Mirthra-Mythe, 1948.