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Rendez-vous artistiques

Biographie

Loie Fuller

effets spéciaux / droit d’auteur en danse

(1862-1928)

Autodidacte, l'Américaine Loïe Fuller n'en a pas moins pris sa place au rang des grands pionniers de la danse moderne. C'est alors qu'elle exécutait une pantomime qu'elle a commencé à s'intéresser aux effets spéciaux. Des images étaient projetées sur du tissu à l'aide d'un dispositif combinant projecteurs au calcium, draperies et lanterne magique (un ancêtre du projecteur de diapositives). Les fontaines éclairées de lumières multicolores qu'elle avait vues à Paris, ainsi que les « danses de la jupe » présentées au Gaity Theatre de Londres, ont aussi influencé ses propres présentations.

Fuller a récolté son premier succès chorégraphique avec sa Danse serpentine (1891), qu'elle interprétait entre deux actes d'une pièce de théâtre. Renvoyée pour avoir demandé une augmentation à la direction du théâtre, elle a été remplacée par une autre artiste qui interprétait sa danse. Fuller s'est adressée aux tribunaux et a perdu sa cause, bien qu'elle ait créé un important précédent dans la jurisprudence américaine. La cour a estimé que les « mouvements gracieux » de Fuller n'étaient pas assimilables à une pièce de théâtre et qu'en conséquence, ils ne pouvaient faire l'objet d'un droit d'auteur.

Peu après, Fuller a quitté les États-Unis pour devenir la coqueluche du Tout-Paris. Dans des œuvres comme Papillon (1892) et Violette (1892), Fuller faisait voler le tissu de son costume, s'enveloppant de formes qui évoquaient magnifiquement des papillons ou des fleurs. Elle exécutait ses danses sur une scène tendue de noir, éclairée par des projecteurs électriques colorés.

Dans sa pièce la plus populaire, La Danse du Feu (1895), réglée sur la Chevauchée des Walkyries de Wagner, Fuller se tenait sur une plaque de verre qui recouvrait une trappe dissimulant une lumière rouge, créant l'impression que sa jupe s'enflammait et l'avalait.

Fuller inventait et faisait breveter tous ses costumes et effets d'éclairage, se livrant notamment à des expériences avec de la peinture phosphorescente qui brillait dans le noir. Elle a fini par succomber à une intoxication aux produits chimiques qu'elle utilisait pour créer ses effets scéniques.

Sites Web :

http://www.olats.org

Pour en savoir plus :

Current, Richard Nelson et Maricia Ewing Current, Loie Fuller: Goddess of Light, Boston, Northeastern University Press, 1997.

Lista, Giovanni, Loïe Fuller : Danseuse de la belle époque, Paris, Stock, 1994.