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(1804-1884)
L'Italienne Marie Taglioni est une des plus grandes ballerines de l'époque romantique du 19e siècle. Le romantisme se définit par un rejet du rationalisme de l'époque précédente. Les défenseurs du romantisme dans les arts croient à l'autorité de l'émotion, de l'imagination, de l'intuition et de l'individualisme. Ils s'intéressent souvent aux personnages surnaturels et à la fantaisie. Le romantisme est aussi marqué par une montée de nationalisme provoquée par les guerres et les révoltes du 19e siècle.
Taglioni personnifie les qualités romantiques de fragilité et de lyrisme en dansant sans effort sur pointe. Sa rivale, la vive et théâtrale interprète de l'époque romantique Fanny Elssler, traduit son intérêt pour les danses folkloriques nationales en chorégraphies populaires.
Le nom de Taglioni évoquera éternellement le personnage de la sylphide dans le ballet éponyme, un ballet que son père Filippo Taglioni crée pour elle. Le ballet raconte l'histoire d'un jeune fermier écossais, James, qui, le jour de ses noces, tombe amoureux d'une sylphide et qui perd sa capacité pour le bonheur lorsqu'elle meurt.
La Sylphide est considéré le ballet romantique par excellence. Le ballet est aussi important parce que Taglioni, en sylphide, porte une jupe blanche diaphane. Connu comme le tutu romantique, le costume s'apparente à cette période.
GARAFOLA, Lynn, éd. Rethinking the Sylph: New Perspectives on the Romantic Ballet. Hanover, NH University Press of New England, 1997. GUEST, Ivor. The Romantic Ballet in Paris, 2e édition, Londres, Dance Books, 1980.