Ce site sera beaucoup plus agréable à explorer avec un navigateur qui correspond aux standards du Web, mais il est accessible à tout navigateur ou autre logiciel de navigation sur Internet.

Ressources pour :
timeline

* Introduction * Schubert le compositeur * L'époque   de Schubert *Vienne à l'époque de Schubert

Schubert le compositeur

Schubert a appris le violon et le piano de son père et de son frère aîné, mais au bout de quelques mois, il est devenu évident que l'élève avait dépassé ses maîtres. À onze ans, Franz a été admis dans l'un des meilleurs pensionnats de Vienne, le Stadtkonvikt.

À une époque où les fils suivaient habituellement les traces de leurs pères dans leur choix de carrière, le père de Schubert s'attendait naturellement à ce que Franz devienne enseignant à son tour. Franz a répondu pendant quelque temps au voeu de son père, mais s'est vite lassé de l'enseignement, qu'il détestait. Il ne voulait qu'une chose : écrire de la musique. « Je suis venu au monde uniquement pour composer », a-t-il déjà confié à l'un de ses amis.

Franz n'avait pas une personnalité très flamboyante, et se souciait peu de devenir riche ou célèbre. Schubert était chaleureux et facile à vivre. Il avait beaucoup d'amis, les uns musiciens comme lui, les autres artistes, écrivains ou enseignants. La plupart étaient des gens simples et modestes, mais surtout des amis fidèles, qui l'aidaient souvent en lui procurant de l'argent, de la nourriture, du papier à musique, des billets de concert ou un endroit où loger. Ce n'est pas que Schubert avait pris l'habitude de vivre « aux crochets » des autres; il était tout simplement distrait, négligeant, peu soucieux de gagner de l'argent ou d'obtenir un emploi rémunérateur. Il aimait mieux rester chez lui à composer de la musique.

La Mort de Schubert

De tous les grands compositeurs, Schubert est celui qui est mort le plus jeune, à quelques semaines de son 32e anniversaire, en 1828. On ne sait pas exactement de quoi il est mort : des médecins ont parlé de typhus, de typhoïde, d'empoisonnement au mercure et de syphilis. Schubert repose dans une section spéciale du cimetière central de Vienne, non loin de Beethoven. Les mots gravés sur sa tombe sont dus à un ami de Schubert, l'écrivain Franz Grillparzer : « L'art musical a enseveli ici une riche possession, mais d'encore plus grandes espérances. » Si vous passez par Vienne un jour, la tombe de Schubert vaut assurément le détour.

La musique

Schubert travaillait sans relâche. En dix-sept ans à peine, de quatorze à trente et un ans, il a écrit plus de six cent lieder, treize symphonies (achevées ou non), quinze quatuors à cordes, six messes, neuf opéras, plus de trente sonates pour piano, des dizaines de courtes pièces de danse... et la liste se poursuit. Où donc trouvait-il le temps de manger et de dormir? On lui a demandé un jour comment il arrivait à en faire autant. « Quand j'ai fini une pièce, j'en commence une autre », a-t-il répondu... tout simplement! « Tout ce qu'il touchait se changeait en mélodie » (Franz Liszt).

La chose la plus importante à retenir au sujet de Schubert, c'est qu'il a été un compositeur de chansons à nul autre pareil. Dans sa courte vie, il en a écrit plus de 600 (en plus de tous ses autres chefs-d'oeuvre musicaux), dont la moitié ont vu le jour avant qu'il ait atteint l'âge de vingt ans! Schubert était un fabuleux mélodiste, et beaucoup de ses thèmes de chansons sont immortels. Vous connaissez sûrement, par exemple, son célèbre « Ave Maria ».

Les chansons de Schubert sont appelées des lieder, pluriel du mot allemand lied. Le lied est une forme de chanson « classique » qui unit trois éléments : la voix, le piano (ou l'orchestre) et le texte. Contrairement à la plupart des chansons populaires, les lieder peuvent compter sur de grands poètes en guise de « paroliers » (comme on dirait aujourd'hui). Les sujets de prédilection des lieder de Schubert sont l'amour, le deuil, les difficultés de la condition humaine et les beautés de la nature. Son lied le plus connu et apprécié est sans doute « Die Forelle » (La Truite), qui atteint à la perfection dans le genre. On a vraiment l'impression de voir la truite frétiller et faire des bonds dans l'eau. La partie de piano, comme dans tout bon lied, est bien plus qu'un simple accompagnement. Elle contribue tout autant que la voix à produire un tableau musical d'ensemble qui exerce énormément de charme et d'attrait.

1 | 2 | 3 | 4